Chez moi partout Toujours en exil

Nouvelle expo dans un lieu insolite tenu par une personne qui m'est chère, Karl et salon de coiffure indépendant K2Hair. Depuis 10 ans qu'il prête ses murs aux artistes qu'il affectionne dans une ambiance intimiste.

À découvrir chez @k2hair_lyon salon de coiffure indépendant
Catalogue de l'expo

Le goût de nos régions...

Salut à toi l'étranger

En ce jour de commémoration, dans cette époque où les frontières sont au cœur de toutes les tensions, il est bon de rendre hommage à tous ces jeunes venu-es de l’étranger débarquer dans l’œil du cyclone, sur les plages d’un pays inconnu pour tenter de sauver des gens qu’ils ne connaissaient pas. Sans trop savoir ni pourquoi, ni comment. Salut à toi L’étranger.

J'adore ce que vous faites

Retour sur le salon d'art urbain contemporain District 13 Art Fair à l'hôtel Drouot de Paris qui vient de se terminer. Belle, grande et folle aventure avec l'artiste Big Ben et sa galerie Art Show ! 4 jours debout, des heures d'échanges, rencontres mémorables, rencontres oubliées, feu roulant d'émotions, nourriture terrestre essentielle, de l'essence pour continuer la route. Mon réservoir est plein ! Merci Big Ben de m'avoir embarqué comme co-pilote.

Wish you where here

A l'occasion du conventum des anciens du Séminaire de Québec, promo 1983, la volonté de créer un fond qui porterait le nom de notre camarade de l'époque, fauché en pleine lumière à l'âge de 15 ans...

Salut mes intemporels amis,

L’énergie euphorisante de ce conventum est belle, propre et renouvelable !!!!
La dynamique pour le pérenniser, en rebondissant sur un souvenir tragique qui nous a tous marqués, m’enchante puissance 1000.

Les échanges sur les réseaux ont libéré une parole. Un dialogue qui nous a tant manqué au moment des faits.
S’il devait y avoir une « identité » à cette bourse, je l’imagine autour de l’idée de résilience.

… « La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique
de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d'une façon socialement acceptable. »  - wikipedia -

Cette idée est large et se définit sous diverses formes.

Rebondir, résister, (re)construire.

Pas de profil particulier, pas d’excellence à glorifier.
Juste célébrer les notions d’ouverture, d’empathie, de soutien, de curiosité.

Jean-Francois avait toutes ces qualités. Enfant unique, sa curiosité lui fournissait une famille nombreuse.
Ses parents, formidables, ont adopté spontanément tous ses amis imaginaires (et réels).
Passionné de musique, de sports, de cinéma, d’art…
Eclectique dans ses goûts, ouvert à tout.
Il a dessiné l’emblème de l’équipe de football dans laquelle il jouait.
Ouvert aux ami-es de tout milieu. Attiré par toutes les gangs.

Que cette bourse porte son nom me semble une évidence car il est ancré dans notre vécu collectif.
Mais il représente surtout les étoiles filantes sur lesquelles ont fait des vœux.
L’espérance qu’on projette quand on a la chance d’en voir passer une.
Il fédère aussi tous ceux qui sont partis trop tôt mais dont la lumière rayonne toujours en nous.
Tous ces anges-gardiens qui nous rassurent.

Bourse scolaire, mais pas que.
Soutien pour un projet, un évènement (expo, festival, tournoi), les ouvertures sont diverses et multiples.

La seule règle immuable que j’entrevois, c’est une évidence, qu’elle soit destiné à la jeunesse.
De celle qui aurait besoin d’un élan pour rebondir, s’épanouir.
Là aussi les critères sont multiples.

Un peu de folie douce dans l’esprit animerait cette démarche et rendrait sa possible « bancalité » sympathique.
Ce n’est pas le jour du souvenir.
Mais celui du devenir.

« Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie. »
Victor Hugo

« Shine on you crazy diamond !
Wish you where here… »
Pink Floyd

Je vous embrasse !
Jean Lambert

Le Repos pendant la Fuite

Le rRepos pendant la Fuite
81 x 100 cm. acrylique-collage/toile

Point de départ de cette toile, commande d'un particulier qui souhaite offrir un tableau à sa compagne passionnée d'équitation. Mais surtout de son cheval "Rock", pur sang arabe noir de 14 ans. Un mâle égocentré et fougeux. Je devine une relation fusionnelle entre les deux.
Un bref échange, quelques indications notées à la hâte, synopsis succint de ce duo. Surtout ne pas trop connaître.
La commande en peinture s'inscrit dans une démarche de libre interprétation. Les indications thématiques me donnent l'impulsion. Je ne maîtrise pas la direction. C'est le tableau qui dirige. L'incertitude est la boussole.

Mirage

Mirage > 195 x 97cm. acrylique-collages/toile

"Un mirage est une illusion d'optique.
Ce n'est pas une hallucination puisqu'on peut le photographier.
Un mirage a la même réalité que l'image d'un objet dans un miroir.
Les images produites par un mirage sont par contre sujettes à interprétation"...

générosité désintéressée

Une personne qui a traversé ma vie durant une période charnière.
Qui m’a marqué durablement.
Qui à sa manière a façonné l’homme que je suis aujourd’hui
et nourrit toujours celui que je continue de devenir.

J’ai plaisir à cet instant de me remémorer son allure, sa gestuelle…
Ces détails en apparence anodins…
La façon qu’il avait de se frotter l’arrière de la tête comme si il la soutenait
un sourire franc, jamais forcé, une posture droite, alerte, peut-être pas assez détendu : )
Ses grosses lunettes

La 1ère fois où je l’ai rencontré.
Ma mère qui me présente son nouveau compagnon.
Je dois avoir 10 ans + ou -
Il arrive dans ma maison à Québec.
Situation délicate pour lui j’imagine.
Il m’a apporté 2 bandes dessinées.
Pas pour m’apprivoiser,
plutôt une marque de respect.

Peu après il m’a demandé de l’accompagner, seul, pour aller chercher du beurre ou du lait, à l’épicerie du coin pendant que ma mère préparait le souper. Dans sa voiture, Cadillac… Le choc déjà, mon père avait une Pinto : )
Sans détour il m’a dit qu’il était le nouveau compagnon de ma mère et qu’il allait être là souvent.
Ce qui m’a frappé c’est sa manière directe et franche de me confronter à cette réalité.
Il n’avait pas peur de ma réaction. Il m’a parlé franchement.
Sur le coup j’ai été un peu sonné.
Mais j’ai eu l’impression d’être traité comme une grande personne.
Pour la première fois de ma vie.
Ma méfiance s’est transformée en confiance.

A partir de là, il m’a ouvert ses portes.

Il a beaucoup partagé. Sans rien attendre.

J’étais curieux il a bien nourrit cette curiosité.

Il s’est impliqué.

En venant me reconduire au camp dans le Vermont. Il m’avait donné comme consigne d’écrire tout les jours les mots d’anglais que j’apprenais. Ce que j’ai fait. Et ca a marché, j’ai appris l’anglais à ce camp. Surtout grâce à cette consigne. Je collectionnais les cartons d’allumettes et il m’en rapportait après chacun de ses voyages. Toujours. Lui qui détestait les fumeurs… Il m’a fait découvrir l’océan. Il sortait sa voiture du garage à Victo pour me laisser y faire du skate à l’abri quand il pleuvait. Des attentions simples mais qui résonnaient particulièrement en moi, peut-être du fait de nos différences et du contexte particulier qui nous réunissait.

On venait de 2 mondes différents.
Plus j’allais vers l’âge adulte plus cette différence s’affirmait. Normal.
Mais grâce à la confiance acquise dès le début nous avons toujours conservé un profond respect mutuel. Au-delà de nos différences, au-delà des situations délicates.

J’ai senti sa bienveillance discrète lors du décès de mon père.
La veille de mon départ pour 6 mois en Europe, j’avais 19 ans, il est venu vers moi, m’a serré la main fermement en me souhaitant un beau, grand voyage tout en me glissant un billet de 50$, discrètement, sans cérémonie. Il n’attendait pas ma reconnaissance. Une générosité désintéressée. Ça m’a beaucoup touché. Sans le dire, il m’a fait sentir que l’enfant à qui il s’adressait comme une grande personne devenait un homme.

Après la séparation avec ma mère, le lien est resté, comme un simple filet d’eau qui coule doucement mais toujours alimenté.
Aujourd’hui ce filet d’eau continu de remplir une réserve dans laquelle je m’abreuve et qui je sais ne s’assèchera jamais.

Miniatures

Série de portraits miniatures réalisés à partir de reproductions anciennes de toiles de maîtres. Je brouille leur temporalité et leur offre une réincarnation après plusieurs années d’immobilisme. Hommage aux albums d’images Panini et autres cartes sportives que je collectionnais.

La Fête est finie

Joyeux anniversaire Victor !
xxxxx

Enjoy

Lorsqu'on est perdu
la joie de vivre
est la meilleure des boussolles

Fleur du passé

La mémoire peut jouer des tours.
Elle peut être enjolivée, sélective, à court terme, floue…
L’essentiel sont les expériences passées
sans lesquelles la mémoire n’existe pas.

La mémoire en soi importe peu.
L’essentiel sont les liens qu’elle tisse.
Ces liens qui sont comme des racines enfouies
qui nourrissent et maintiennent tout être vivant.

Des instants, des moments, des expériences,
j’en ai vécu beaucoup avec et grâce à toi.
À des moments charnières de ma vie;
celle de l’enfant, de l’adolescent, du jeune adulte.
Tout cela fait partie du cœur de ma mémoire.
Cette mémoire a façonné l’homme que je suis aujourd’hui
et nourrit celui que je continue de devenir.

lettre à Michel A.

Aventures Intérieures

La série continue. Demande particulière autour de l’univers de l’artiste canadienne Emily Carr, (1871-1945). Une des artistes les plus reconnues du Canada. Ses peintures ont pour thèmes principaux les forêts de sa région, la Colombie-Britannique et l'art totémique des Premières Nations.

En 1941, elle écrit Klee Wyck, un recueil d’esquisses littéraires. L’artiste décrit l’influence que les peuples autochtones, avec qui elle a vécu de nombreuses années, ont exercée sur elle. Klee Wyck (Celle qui rit) est le nom que les gens de la nation Nuu-chah-nulth (Nootka) lui ont donné. Le livre est devenu un classique de la littérature canadienne-anglaise.

L’image la plus durable de l’artiste est celle d'elle poussant un vieux landau dans le centre-ville de Victoria, chargé de chiens, de chats, d'oiseaux - et d'un singe. Woo, un macaque javanais adopté par Carr en 1923, est devenu inextricablement lié à la vie et à l'art de Carr.

J’ai librement adapté l’univers de l’artiste à celui du commanditaire; chaque personnage s’apparente à un membre de sa famille et pris quelques libertés sur les dates… Mais tout est vrai.

Toujours valide

Tombée d’un livre où elle était enfouie depuis presque 30 ans, une de mes premières cartes de visite. Illustrator n’était encore qu’un enfant mais je le faisais déjà travailler. La couleur appliquée au airbrush a bien tenue. De là vient ma devise « Fait main selon les méthodes d’hier avec les outils de demain ». Elle tient toujours.

Wild Horses

Terminer un tableau est un soulagement. Comme une longue conversation en bonne compagnie qui se termine tard. Un doux mélange de vérité et de n’importe quoi. Des émotions partagées. On va se coucher avec une bonne fatigue, pas sûr d’avoir tout compris, mais heureux et repu du moment vécu. Eclaté, bouillonnant, chargé, dense, sensuel, vivant, torrentiel, rituel, shamanique, ludique, orgasmique… Les mots qui évoquent l’ambiance dans laquelle ce travail m’a plongé.

j'ai déjà une idée pour le titre mais vu que ça part dans tous les sens j'ai du mal à figer l'histoire. Comme me disait une amie, ça laisse de la liberté pour celui qui regarde.

Titre en attente
87,5 x 47 cm
acrylique, collage, letraset sur bois

Berceuse

Berceuse de Jocelyn, Benjamin Godard (1849-95)
acrilyque et collage / disque Odéon

Qui dit vrai

"Feindre de croire un mensonge est un mensonge exquis. Un mensonge qui n'est que mensonge peut être affronté et combattu sans ménagement ; mais un mensonge qui contient une part de vérité est plus ardu à réfuter. La vérité est un mensonge et le mensonge est une vérité. Qui dit art, dit mensonge." A. Camus

Aventures Intérieures

Ex-voto à la gloire de figures marquantes de l’art au sens large.
à suivre...
le #01 reste à ce jour introuvable

Signalétiques

— Multilingue. Représentations et indications spatiales, temporelles, de propriétés d’objets ou de lieux, autorisations, interdictions ou recommandations d’actions, de pensées. Éveil à l’environnement immédiat.
Mystic Art SHow 5 > 20 juin 2020
galerie @art.show.lyon
Exposition collective orchestrée par @bigbenstreetart
avec @quetzilla_mvmt @_poooolka @trois.petits.points @jeanlambertdanslappareil

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

suite à l'appel de la galerie Atelier du canal, visite en moins d'une minute de mon atelier, en mode doux et à moins d'un km de mon domicile...

Julie 90 ans

Eclipse - 52x57cm. _acrylique+collage/toile. Hommage à Julie, 90 ans. Membre la plus agée de la tribu des Yagans, peuple amérindien qui habitait la partie sud de la Grande Île de Terre de Feu. Paix et sérénité dans ta nouvelle demeure.

Happy MMXX

J’aime l’imaginaire comme un moine peut aimer Dieu
_ Niki de Saint Phalle

La Cage - step by step

Vue du ciel - wip

Le plus grand voyageur est celui qui a su faire le tour de lui-même - Confucius

Reset

Last call IODDP

Soirée d’adieu jeudi 6 décembre
à la galerie Ici on donne des pommes.
La belle et folle aventure va s’épanouir ailleurs et/ou autrement.
Les obsèques seront assurément joyeuses.
Nature morte et musique live.
Bonnes affaires et folie douce.
L’étrange Noël de monsieur Lionel.
Merci pour lui, merci pour nous
les artistes.

Work in corset

Effet papillon

Maman

un mot universel à usage unique.
Synonyme de tout.
Si on l’enlève il n’y a plus rien.
Une mère n’a ni début ni fin
c’est un cycle éternel
un écho qui résonne à l’infini
une onde qui se propage
sans jamais s’arrêter

Probablement le premier mot que l’on dit
Assurément celui qu’on oublie jamais

Au Scrabble, maman vaut 7 points
Dans notre cas elle a su le placer
en mot « compte quadruple »
Ca n’existe pas donc c’est de la triche
mais jouer dans les règles est moins excitant.

Ce qui a un prix n’a pas de valeur
Ce qui a de la valeur n’a pas de prix

Endless love

Balloune

Ça va bien s’passer

Le plaisir c’est sérieux

J’ai toujours eu du mal à séparer vie privée et vie professionnelle. Sûrement pour ça que je suis indépendant, cela fera 20 ans cette année. Non pas par refus de l’autorité ou phobie du patron mais plutôt par envie de faire de ma vie un tout. Mélanger travail et plaisir, contre l’avis répandu. Pour ça aussi que cette citation du designer Charles Eames m’a touchée “Take your pleasure seriously”. Prendre son plaisir au sérieux. Ca veut dire que c’est important, priorité absolue, le reste attendra.

17/12/13_00.00

The love you take is equal to the love you give.
Merci, gracias, aligatou pour ce début de journée 5 étoiles !

Lettre Prioritaire

Art of living

The master in the art of living makes little distinction between his work and his play, his labor or his leisure, his mind and his body, his education and his recreation, his love and his religion. He hardly knows which is which. He simply pursues his vision of excellence in what ever he does, leaving others to decide whether he is working or playing. To him he is always doing both.

ZEN BUDDHIST TEXT

À l’insu de mon plein gré

Parfois, les voies du web sont impénétrables. Suis tombé par hasard sur le site de Publicité Sauvage, pionnier de l’affichage libre à Montréal. Pour leur 25e anniversaire, une rétrospective d’affiches imprimées par leurs soins est programmée tout au long de l’année dans différents lieux de la métropole. Reflet de la scène alternative, de sa communication pour des manifestations, événements culturels, sociaux, etc… Placardées sur tous les espaces vacants, palissades de chantier et autres murs désaffectés, les affiches produites par PS ont permis la diffusion de tout ce qui trouvait pas sa place dans les supports média habituels. Contraintes de budget et d’impression étaient les seules limitations. Anarchie douce et DIY comme motivation. Il se trouve qu’ils ont sélectionné une de mes affiches pour faire partie de l’expo et du catalogue. Ca date de 1991, pour la campagne de financement de la radio communautaire de l’université McGill CKUT. J’avais par la même occasion refait leur logo. Ayant pris soin de signer l’affiche “Jean Lambert unlimited” z’ont réussi à me retracer; j’ai quitté Montréal pour Lyon en 92. Malheureusement pas présent sur place pour savourer la mise en lumière, ni toucher des droits sur la vente du catalogue, que je vais acheter en ligne pour 40 $… :-/ Pour les droits à la diffusion, ben t’as le droit de dire merci. Comme consolation, une petite fleur anonyme, qui caresse mon égo à l’insu de mon plein gré. Somme toute aucun arrière-goût amer, c’est très rafraîchissant de voir ses vieilles traces encore visibles. Comme un graffiti qui s’est pas effacé.

Que le meilleur gagne !

Pomme Z

Tout a été dit sur Steve Jobs depuis sa disparition. Pas moi qui va en rajouter une couche. Plutôt l’occasion d’un retour vers le futur, ou comment je l’imaginais à l’époque où je croquais timidement dans le fruit défendu pour la première fois. J’ai découvert le Mac en 1987 pendant mes études en design graphique à l'Université du Québec à Montréal. Encore loin du culte à l’homme et sa machine, l’intérêt pour moi était ailleurs. Le logiciel MacPaint transformait l’ordinateur en écran magique, comme la célèbre tablette rouge aux deux boutons blancs, mais sans le côté long et fastidieux, voir frustrant de cet iPad de Néandertal… La simplicité des paramètres, l’absence de toute notion de résolution ou de format donnait à l’utilisateur une spontanéité de création réjouissante et une rapidité d’exécution surprenante. Depuis, avancée technologique oblige, le syndrome pomme-Z nous a rendu un peu blasé. Annuler, corriger, recommencer… Sommes-nous devenu plus exigeant ou des éternels insatisfaits, avec l’impression de ne jamais finir ce qu’on entreprend ? Comme des zombies créatifs qui ne s’arrêtent jamais de chercher tout en ignorant ce qu’ils cherchent… Si vous aussi ressentez parfois ces symptômes, tapez vite pomme-Q et allez jouer dehors !

Ici la voix des mystérons

Pendant qu’on retient notre souffle au passage du nuage radioactif, quoi de mieux qu’un super-héros pour nous éloigner de la réalité qui malheureusement dépasse parfois la fiction. La culture populaire a depuis toujours imaginé et mis en scène les pires catastrophes. Histoire d’exorciser nos peurs…

Le capitaine Scarlet est mon héros d’enfance absolu. Créé par le grand Gerry Anderson en 67, juste après le succès des Thunderbirds. Les véhicules, les costumes, la musique, l’habillage graphique, tout dans cette série sentait bon le design bien frais. Cela vaut d’ailleurs pour toutes les autres imaginées par ce génial visionnaire, comme Joe 90, UFO, Cosmos 99…

Les illustrations présentées ici sont tirées du générique de fin de capitaine Scarlet. Elles défilent l’une après l’autre, sans animation. Elles n’en ont pas besoin. Le dynamisme, la tension dramatique qui s’en dégagent suffit amplement. On voit le capitaine, seul, face à une mort certaine. Mais c’est sans compter sur le fait qu’il est immortel, suite à une transformation d’origine extra-terrestre, infligée par les Mystérons qui voulaient en faire leur allié, eh oui. Ayant réussi à leur échapper, il les combat sans relâche au sein de l’organisation Spectrum.

Les illustrations sont l’œuvre de Ron Embleton, artiste anglais qui a beaucoup travaillé dans l’univers des comics. A noter qu’Embleton est surtout connu pour la bd érotique Oh! Wicked Wandaqui paraissait dans Penthouse (vous saurez trouver lien) à l’époque où les ti-gars comme moi fan du capitaine, devenaient ado : ) Bon timing.

J 3 C

20 ans de mariage aujourd’hui !
Un croquis vaut 1000 mots.
Merci Cécile
xxx

Eloge de la lenteur

Ca fait longtemps que je n’ai rien écrit ici, surtout avec une plume et de l’encre sur du beau papier. Fallait ça avant de finir sur un fond blanc retro-éclairé où le rapport au toucher brille par son absence. Pourtant c’est tout ce qui manque pour nous donner un peu de recul face à l’immensité du virtuel. On y est connecté mais pas relié. Pas de pomme Z lorsqu’on écrit, dessine à la main. Ou alors si : l’efface, le correcteur, les ratures. Mais ça laisse des traces visibles; on sait que c’a été corrigé. Occulté mais pas caché.

Au delà du fait que je devais absolument nourrir ce blog anorexique, voilà ce qui m’amène à réfléchir là-dessus : ça fait plusieurs fois que je me surprend à chercher la touche “annuler” en dessinant sur du papier. Les automatismes qui se mélangent les pinceaux… Le syndrome “pomme Z” m’a rendu champion du monde de l’incertitude, toxico du choix multiple. Kant a dit : “On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitude qu’il est capable de supporter“. Tout va bien alors… J’ai enfin terminée le tableau ci-dessus après une gestation de plus de 15 mois. Du coup je l’appelle “Le Nid” > mai 09 : premier croquis avec le doigt sur mon i-Pod grâce à l’appli Brush > octobre 09 : premier coup de pinceau > septembre 10 : dernier coup de pinceau. Tout ce temps pour une peinture acrylique de 92/65 cm. (voir les différentes étapes plus bas). C’est beaucoup, trop, pas assez? Peu importe. La création pure est peut-être dans le processus et non dans la finalité. L’objet terminé n’en serait que l’emballage; comme une pochette de disque.
S’intéresser à quelque chose d’abstrait qui de prime abord ne sert à rien, pendant une longue période ne peut pas être vain. Oui mais pourquoi tant de temps ? Fénéantise ? Manque de talent ? Sûrement un peu des deux mais ne serait-ce pas aussi le luxe absolue qu’on ne s’offre pas assez souvent ? De prendre son temps ?…
Le téléphone portable était un luxe il y a encore dix ans; peu peuvent s’en passer aujourd’hui. Le temps joue en ma faveur.
Et la spontanéité dans tout ça ?
Merde!… Je viens de foutre en l’air ma grande théorie. Encore un paradoxe.

Question de style

ou comment décrire ce qui n’existe pas…

Qu’est-ce que le style ? Existe t-il ? Si oui d’où vient t-il ? Dans le design on pourrait penser que c’est fondamental, on lui reproche d’ailleurs souvent de n’être que ça, une affaire de style. Si tel est le cas, est-ce un défaut ou une qualité ? Je me pose toutes ces questions parce que je suis souvent séduis par ce qui est retro. Alors, est-ce que retro rime forcément avec beau ? La vrai question alors c’est pourquoi. Peut-être parce que le capital affectif est en parti acquis. Qui dit retro dit souvenir, mémoire, nostalgie… Cela facilite l’adhésion et pardonne les maladresses, erreurs… La notion de décalage aussi, le recul qui change la perception; une faute de goût peut devenir séduisante avec le temps. Bon, ok. Et après… Plus concrètement, si on s’affranchit du style, ne reste que l’approche, l’esprit. Cela se fait sans complexe en musique, dans le jazz ou le classique.Le vieux débat du fond et de la forme, c’est comme l’œuf et la poule : lequel des deux arrive en premier ? On s’en fout, les deux se mangent. La différence est dans la préparation !

En hiver calvaire, ça glisse calisss

J’ai redécouvert le snowboardce weekend. Je n’étais pas remonté sur une planche depuis mettons 1990, après avoir passé les années 80 à faire découvrir ce nouveau sport autour de moi. A l’époque j’ai pu tester toute l’évolution du matériel Burton de la Backyard sans fixation avec une corde attachée à l’avant, jusqu’à l’arrivé des fixations rigides sur la Performer. La révolution était en marche. Allez savoir pourquoi, quand les stations de ski ont finalement accueilli les planchistes sur les pistes, j’ai décroché et suis revenu au ski.

Et pendant 20 ans j’ai gardé ma nostalgie des pentes vierges où il fallait remonter à pied, où la neige était toujours fraîche, pas de forfait, pas de look, juste les arbres et les oiseaux à épater. J’ai néanmoins toujours suivi l’évolution du sport, devenu le poil à gratter des skieurs et qui a sauvé le ski de l’immobilisme, un comble pour un sport de glisse. Grâce aux nombreuses innovations techniques et la créativité visuelle autour et sur le matériel, héritage de son père le skate, le snowboard à réussi à rester frais malgré un marketing parfois outrancier.

Le pionnier qu’est Burton ne cesse de m’épater par sa longévité. Une marque respectée considérée comme LA référence. Toujours dirigée par son fondateur, toujours au Vermont malgré une croissance mondiale. Quand on se souvient des petits encarts de pub noir & blanc qui paraissaient dans les mag de skate fin des années 70 et des premiers catalogues aux graphismes et textes décalés, la communication actuelle garde le même esprit. De l’humour, de la créativité, de l’impertinence au service d’enjeux économiques importants. J’en viendrais presque à aimer le marketing.

Je parle de tout cela car j’aime cette approche qu’ont les gens qui font leur vie sur leur passion de jeunesse sans trop la dénaturer. Evoluer tout en restant fidèle à soi-même. C’est aussi un prétexte à peine masqué pour exposer mes exploits de jeunesse je l’avoue…

JFK disait: “Le vrai politique c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions”.

Dieu merci je ne fais pas de politique. Mais je refais du snowboard.

C’est par où le futur?

LaFraise a récemment organisé un concours pour l’habillage d’un bus des transports en commun de Berlin qui parcourra la ville pendant la Fashion Week de janvier, plus précisément pour le salon de prêt à porter JAM BERLIN. S’y retrouvent des marques connues ainsi que de petits labels innovants.
Le thème c’est le futur, avec 2010 comme point de départ. Réinventer visuellement le futur. A quoi ressemble-t-il en 2010? Je n’ai pas gagné mais eu du plaisir à participer car beau sujet. Le gagnant est ici, ma version devant vous.

Le futur est là où nous irons. Quelle que soit la direction.

Par ici, this way, hierher, por aquí!

ps: J’aimerais croire que ce bus soit magique et qu’il puisse transporter tous les haïtiens en lieu sûr. Peace

La Bonne Main

J’ai hâte de commencer 2010. Dans ma tête c’est comme, genre, on passe à un autre appel. L’énergie du renouveau. Pis 2010 c’est un beau nombre, une belle suite de chiffres, quinte flush de cœur avec juste 2 cartes.

Bonne Année par chez vous! Que de l’amour, autant que vous pouvez en avaler, jusqu’à l’écœurement, et ce qu’il y aura en trop d’autres s’en nourriront…

“And, in the end, the love you take / Is equal to the love you make.”
The End - The Beatles - Abbey Road, enregistré en 1969…

Live Free Die Happy

Ça y est, emballez c’est pesé. Mon tshirt imprimé et dispo sur laFraise.

Concours LaFraise X Clark magazine

Bonjour Jean,
Bonjour Romain

Peux tu m’expliquer ce que tu fais dans la vie, hors concours LaFraise x Clark ?
Graphiste-illustrateur indépendant, québécois de surcroît, réfugié en France depuis 1992. En contact avec ses racines, où qu’elles soient. Fabrique des images polyglottes et multiprises. Ma famille et la peinture occupe le reste de mon temps et esprit. J’ai plus de 16011 jours.

Ma première question, à ton avis pourquoi ton illustration a gagné le concours ?
Parce que pour une fois, on me propose de faire quelque chose sans plan marketing ni étude de marché.

As-tu hésité avant de nous l’envoyer ?
Aucune hésitation si ce n’est sur la couleur. D’ailleurs on me l’a faite changer…*

Si tu devais définir ton style graphique, tu dirais quoi ?
Pour le métissage des styles. Dès lors il n’y a plus de style mais une approche. Je travaille à la main selon les méthodes d’hier avec les outils de demain. Sauf que demain c’est déjà hier. Donc ça voudrait dire que le style n’existe pas ?!?

Pourquoi as-tu choisi ce traité graphique ?
Pour retrouver le charme de l’esquisse. En regardant un coup de crayon à la loupe on voit bien la finesse et le détail complexe du trait, comme si l’infiniment petit cachait une immensité sans fin. Un peu d’humanité dans un monde vectoriel.

Peux-tu nous en dire plus sur le message ?
Le brief parlait de passé-présent-futur. Un bon cycle de vie c’est soigner sa sortie : Vivre - Aimer - Mourir - Sourire, dans l’ordre. Vis en paix et tu reposeras en paix.

Lis-tu Clark ? Depuis combien de temps, et qu’est-ce que tu aimes dans le magazine ?
Depuis le #29. La rue, le skate, l’art, la musique, Clark fait bien le parallèle entre ces mondes et aborde avec une certaine “noblesse” ce qu’on nomme des sous-culture. J’ai commencé le skate à l’époque des chaussettes blanches à rayures et le graphisme avec SuperPaint. Les deux sont des passions de jeunesse. Je n’ai jamais arrêté ni l’un ni l’autre. J’apprécie donc que l’on traite ces sujets avec respect.

Depuis quand fais-tu des concours pour LaFraise ?
Depuis septembre dernier

Es-tu prêt à recommencer ?
Why not coconut

Merci
‘vous en prie

Entretien avec Romain, redac-chef de la revue Clark paru dans le #39

À ce propos, la repro du visuel dans le mag n’est pas très bonne. Les couleurs ont été modifiées et le visuel a été retouché maladroitement ??? : ( Un comble pour un magazine qui traite d’art visuel… Excellent mag au demeurant mais je me devais de signaler.

S. Neil Fujita

Qui a dit qu’on ne jugeait pas un livre (ou un disque) par sa couverture ?
Découvert récemment le travail de S. Neil Fujita, graphiste, peintre, enseignant, écrivain, à l’origine de quelques une des plus belles pochettes de disque de la grande époque du jazz (Dave Brubeck, Charles Mingus…). Il est aussi l’auteur de la jaquette de livre “Le Parrain”, dont le visuel fut repris pour l’affiche du film. Pour ceux qui doutent encore que le graphisme est un art aux multiples facettes, lire l’interviewsur le site de l’AIGA.

Cheveux-Chemins

Résolution de la rentrée

Détails d’été

Si une image vaut mille mots, en voici 21 pour résumer mes vacances.
En 21 000 mots donc…

Passes ton BAC dabord

Cette période d’examen est un bon prétexte pour jeter un oeil sur mes vieux travaux d’étudiant. On parle ici de la fin des années 80 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le magazine Grafika m’en a récemment donné l’occasion; le n° de juin-juillet est consacré à Frédéric Metz qui y a dirigé le programme de design graphique pendant de nombreuses années. Il se retire de l’enseignement après 32 ans de fidélité à l’institution. Figure emblématique du design au Québec, il a été un professeur inspirant, agaçant, visionnaire, critique, passionné, bref de ceux qui ne laissent personne indifférent. Pour ce numéro spécial, d’anciens étudiants des promotions allant de la 1ère en 1977 à celle de 2009 (1989 pour ma part) ont été interrogé sur leurs souvenirs du personnage et invité à partager leurs travaux scolaires. J’ai donc dépoussiérer mon porte folio en faux cuir véritable pour retrouver avec plaisir l’insouciance des projets d’écoles.

Je me suis arrêté sur une campagne d’affichage pour le défunt magazine Actuel. Le brief invitait à la controverse, qui allait de pair avec le magazine. Jeu optique sur la taille des caractères pour détourner le message, selon s’il est vu de loin (…le pape est gai) ou de près (Si jamais le pape est gai, on vous le dira). A noter l’ambiguïté orthographique sur le mot gai… Pas d’ordi pour la typo, on photocopiait les catalogues Letraset… J’y ai aussi découvert les papier adhésif fluo de la même marque, hors de prix ! Comme le dit Metz : “le prof doit pousser l’étudiant vers des créations qu’il n’aurait pas l’occasion de réaliser dans le milieu du travail…”. Il a raison, mais j’espère qu’il se trompe…

Du succès dans tes études

J’adore cette photo de mon père, prise durant ses années d’étude de médecine à Québec. Instant d’insouciance potache pour relâcher la pression en période d’examen… Pourquoi se retrouve-t-il ainsi tou-nu dans un escalier avec des chaussures visiblement trop grande ? Plus personne n’est là pour témoigner. Ca fait parti du charme de la photo. Le genre d’image qui peut donner lieu à plusieurs histoires différentes.

J’en imagine plein.

Joyeux anniversaire Ricky boy !

Those who are dead are not dead, they’re just living in my head.
(Coldplay, Viva La Vida - 42)

Peintures fraîches

Deux toiles récentes, parce qu’il fait bon se rappeler qu’un pinceau ce n’est pas qu’un outil dans photoshop.

“Dessiner, c’est emmener un trait se promener”
Paul Klee

Easy Rider

Découvert vla pas longtemps le travail de Ben Wilson, designer anglais amoureux de tout ce qui roule. Ses recherches autour du vélo me laissent pantois, la bouche ouverte avec un filet de bave me reliant au clavier. Au-delà de l’Harley à pédales, il y a une vrai réflexion sur la mobilité dans son travail. Chez lui le mot design prend tout son sens et rime avec ludique, ingénieux, pratique, beau, excessif, futile, essentiel… Allez aussi vous perdre sur son blog, ça descend tout le long.

Je n’oublie jamais un visage, mais pour vous, je ferai une exception. - Groucho Marx -

Message pour un certain Benoît…

Slim fit

Donner c’est donner, reprendre c’est voler.

Si les chaussettes de l’archi-duchesse sont sèches, les bobettes de l’archevêque elles, sont dues pour un grand lavage… Les dernières prises de position de l’église catholique ont de quoi laisser pantois, c’est le moins qu’on puisse dire…

La religion est une affaire de symboles.
Tiens, mettons que la religion c’est une paire de jeans…
Moi j’achète jamais la même marque, mais c’est toujours une paire de jeans.
La religion c’est pareil, il y en a de toute sorte mais c’est toujours de spiritualité dont il est question.

Cela dit, à l’inverse d’une paire de jeans, la religion ne s’achète pas, ne s’enlève pas. Par contre ça se lave…

Tant qu’à moi, et entre nous.

Ceci est mon avis, livré pour vous.

Jesus Shave !

lecture conseillée :
L’Évangile selon Pilate
d’Éric-Emmanuel Schmitt

Home again

Ok, mea-culpa, j’ai mis en ligne un blog en début d’année que j’alimente pas. Pas fort je sais. Mais bon, suite à ça, suis parti me ressourcer, en plongeant tête première dedans mes racines. Je reviens donc de 2 semaines de pèlerinage dans mes terres, mon beau K-bec, roi des forêts. Je suis en France depuis 92 mais j’y retourne au moins une fois par année. J’y cultive famille, amis et contacts professionnels. Travailler avec des gens là-bas me permet de rester ancré dans la réalité locale. Ca a un côté magique aussi, le travail à distance, on en reparlera sûrement. La particularité de ce road trip c’est que c’était la 2ème fois que je re-vivais l’hiver au Québec en 18 ans d’exil; toutes les autres visites se faisaient l’été. Quel choc !

1er constat: la puissance poétique de la neige est immense. Un trou blanc qui vous happe. Encore une occasion pour la nature de prouver sa dominance. Etrange comme l’environnement et le climat peuvent changer complètement la perception, ou réveiller une partie de notre disque dur interne. Comme une odeur ou une musique qui nous remet en ligne avec un souvenir, une émotion perdue.

2ème constat: le culte des racines. Qu’est-ce qui nous pousse à revenir inlassablement, comme des tortues, vers l’endroit d’où l’on vient? Dans quel but? Qu’est-ce que ca nous apporte? Pourquoi sans cesse déterrer le passé? Nostalgie? Devoir de mémoire? Le passé est-il figé ou déterminant pour le futur? Moteur ou contemplatif? Retour vers le futur me semble une belle métaphore pour évoquer la notion du souvenir. Comme une catapulte qui a besoin de recul pour projeter vers l’avant.

Home, home again
I like to be here when I can
When I come home cold and tired
It’s good to warm my bones beside the fire

Time - Breathe Reprise
Dark side of the moon
Pink Floyd

Oui je le vœux !

Oui je le vœux
et plutôt meilleurs.

Bienvenue et welcome sur ce modeste blog de plus. Après une 5è mise à jour de mon site web, il me semblait logique de tester cet étrange medium et aller ainsi au-delà de la vitrine de mon travail en tant que graphiste. Sais pas trop encore ou ca mènera et ce que je vais en faire mais ce qui est sûr c’est que cela se veut un espace d’expression libre et curieuse ou le seul risque sera d’y perdre son temps.
Si j’en crois Wikipedia, auto-représentation et égocentrisme sont des moteurs forts qui poussent les particuliers à faire un blog. C’est sûrement vrai. Méa-culpa, peu importe et ouate de phoque. Un homme averti en vaut deux. Comme le disait Picabia, “une nouveauté qui ne dure que cinq minutes vaut mieux qu’une œuvre immortelle qui ennuie tout le monde".

Entrez, faites comme chez vous, laissez ouvert en sortant.

yours truly

Jean Lambert Dans L’ApPareil

spéciale dédicace à Stephane Buellet pour m’avoir guidé dans ce pelletage de nuages.

La frousse autour du monde

Tintin prend des champignons et saute dans un avion. Ou ce qui se passe lorsqu’un humoriste, comédien, auteur devient grand reporter pour un quotidien québécois. Les chroniques de Bruno Blanchet réunies dans un livre-carnet magnifiquement illustré avec les photos, bouts de papier, ticket de caisse de l’auteur globe-trotteur et le talent d’un(e) graphiste inspiré(e). Ecrit comme ça se vit, comme ça se dit. Spontané, frais et vrai, le récit de tout ce qui a passé par, sur et dedans sa tête durant son périple d’un an à travers l’Asie. Feindre la folie sans perdre l’équilibre. Sublime mise en page de l’agence AMEN.
La frousse autour du monde